Le roman noir selon Manchette (2)

Dans les « Notes noires » (revue Polar de janvier 1995), il est question d’un curieux personnage : Oskar Panizza (1853-1921), « un ennemi féroce et  ironique de la société, et notamment de la religion, surtout la catholique ». Après avoir rappelé son grand succès, la pièce Le Concile d’amour qui scandalisa « la prêtaille et les bourges », Manchette mentionne divers ouvrages de Panizza disponibles à l’époque – et qui ne le sont plus, ou alors difficilement. Vient alors le moment où le chroniqueur doit s’expliquer à propos de la présence « sans justification » d’Oskar Panizza dans cette revue hautement spécialisée. « Elle manifeste la rébellion avec laquelle je veux que le roman noir ait partie liée, parce qu’il a effectivement partie liée avec cette rébellion aussitôt qu’il cesse d’être un simple divertissement. Quant aux romans policiers qui sont de simples divertissements, ils ne m’intéressent pas du tout. » On ne saurait être plus clair.

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2 commentaires pour Le roman noir selon Manchette (2)

  1. Jacques d. dit :

    J’ai eu ça, ce « concile d’amour » dudit Panizza (juste compromis entre panini et pizza), collection « liberté » de chez Pauvert, avec couverture brune façon papier kraft… et j’avais trouvé ça redoutable, à l’époque, tout particulièrement pénible à lire… l’effet kraft sans doute !

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