L’art de la couverture

timeL’effondrement dans les sondages du candidat orange est un soulagement pour beaucoup d’américains, mais l’inquiétude et le malaise ne sont pas totalement dissipés. L’homme aux cheveux jaunes et aux blagues de bourrin pourrait très bien revenir au premier plan à la faveur d’un retournement médiatico-politique impromptu, par nature imprévisible (vague d’attentats, révélations embarrassantes sur Hillary ou Bill, catastrophe économique, etc.). Mais même si, comme cela semble probable, les élections devaient le renvoyer dans les cordes, l’Amérique ne sera pas pour autant débarrassée de ses supporteurs agressifs et vulgaires. Les images de ces rednecks déchainés sortis de leur terroir oublié et invisible ont traumatisé Joe Klein, l’éditorialiste du Time, qui les trouve « half crazed, disgraceful, barbaric ». Les paumés aigris, racistes et haineux ont toujours été là, fait-il remarquer – fort heureusement, en tant que minorité. « But they seem more threatening now. They are part of an international movement. » L’édito se termine par un constat déprimant : il va falloir aller à la rencontre de ces rustauds sans se pincer le nez et, challenge ultime, trouver un moyen de communiquer avec eux ( « We badly need to find a way to talk to them »). On mesure le désarrois où cette campagne a plongé une partie des américains. Bientôt le même phénomène ici ?

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9 commentaires pour L’art de la couverture

  1. Claude dit :

    Votez Alice Cooper.😉

  2. jacques d. dit :

    et, enfin, se dire qu’ils ne seront jamais que ça, des personnages de fiction, bien souvent cauchemardesque tant les collections Bibliothèques Vertes ou Roses ne faisant plus recette :

  3. D. dit :

    « Les images de ces rednecks déchainés sortis de leur terroir oublié […]. »

     » […] il va falloir aller à la rencontre de ces rustauds sans se pincer le nez et, challenge ultime, trouver un moyen de communiquer avec eux […]. »

    « Bientôt le même phénomène ici ? »

  4. D. dit :

    Plus une frange de la population se sent méprisée, plus il y a de risques de voir émerger des meneurs du genre de Donald Trump qui la brosse dans le sens du poil quand d’autres, censés être plus sensés, « se pincent le nez » pour leur parler. Le même phénomène s’est produit partout à toutes les époques et continuera visiblement de se produire longtemps.

  5. Anonyme dit :

    Que chacun continue de cultiver son mépris du mieux qu’il peut

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