Malick Sidibé

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09-08-06-3Il y a ceux qu’on découvre au moment où on apprend leur disparition. Les œuvres restent.

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4 commentaires pour Malick Sidibé

  1. Claude dit :

    J’ai été traîné mes bottes en Afrique de l’Ouest plusieurs mois au début des années 90. Au bas de la station de radio où je co-animais une émission le mardi soir, il y avait un studio photo qui développait encore les pelloches, effectuait des tirages papier et shootait pour les documents d’identité. J’ai croisé des mariés qui venaient se faire tirer le portrait en grande pompe, des « mamas benz » aux formes rebondies – un signe d’aisance matérielle – enroulées dans des boubous en wax de luxe dont les pans se prenaient dans les portières de leurs cabriolets allemands retapés, des musiciens de passage en grands atours et de jeunes gazelles peuls belles à damner un missionnaire. Planqués derrière leurs « VraiBan » (authentique), les godelureaux DJ’s de la station n’en perdaient pas une miette. J’espère que cette Afrique n’est pas morte.

    • journaldejane dit :

      Merci beaucoup pour ce témoignage, mais on en veut plus (want more !). Tu les écris quand, tes mémoires des années rock n’ roll ?

      • Claude dit :

        L’écueil majeur est la distance qu’il faut tenir pour tourner et achever un manuscrit correct*. Sur les formats courts (articles, chroniques radio, billets, etc), je m’en sors pas trop mal mais je suis à la peine sur les distances plus ambitieuses. (J’ai essayé plusieurs fois.) Il faudrait que je débute chaque chapitre comme un article en soi sans me poser trop de questions. Peut-être que ça fonctionnerait… Ça, c’est le problème principal très personnel. Ensuite, il y a l’imprégnation par le milieu. Elle est secondaire mais pour le genre qui m’intéresse, elle reste influente. Si Genève/Calvingrad fut durant une dizaine d’années (1978-1988) une cité assez rock (au sens large) où les gens intéressants et motivés formaient une masse critique suffisante pour faire vivre des aventures diverses, ça n’est plus le cas, mais alors plus du tout. Aujourd’hui, on vit le corporate qui réduit, aplatit et rejette ce qui détonne ou risque de faire de l’ombre aux imbéciles. Il faut parvenir à s’isoler et respirer un air meilleur. Alors cet été, je glisserai dans ma valise quelques manuscrits et je profiterai de la respiration vendéenne pour tenter d’y mettre un peu d’ordre et élaborer un plan, mais c’est pas gagné.

        * Par correct, je comprends qui parvienne au moins à la cheville des auteurs que j’aime. Sinon, il vaut mieux ne pas insister, il y a tant de mauvais livres.

    • Claude dit :

      J’ai traîné mes bottes… est plus juste.😉

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