Banalité du fanatisme

le monde2

Les fanatiques qui massacrent et se suicident allégrement nous laissent dans un état de sidération tant ces actes nous paraissent fous, irrationnels, incompréhensibles. Nous ne parvenons pas à appréhender comment un individu à l’existence jusque là médiocrement ordinaire peut soudain basculer dans la violence déchainée. Déjà, avant les tueries, il y a ce dérapage de la pensée qui permet de croire à des idées absurdes en abandonnant toute possibilité de doute (on n’est pas loin de Cioran et de sa critique du fanatisme). Ce qui ressort du travail de Bronner sur les « pensées extrêmes » n’est pas particulièrement rassurant. L’adhésion à des croyances débiles serait aujourd’hui favorisée par Internet qui constitue le véhicule idéal pour les théories complotistes de tous poils. La bonne nouvelle : tous les fanatiques ne passent pas à l’acte. Il faut ajouter un autre ingrédient : le besoin de notoriété, le rêve de célébrité warholienne.

A lire, un article consacré au livre de Gérald Bronner ici.

Cet article, publié dans Journal, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s