Couverture

579461Dans une lettre à Armel Guerne du 24 décembre 1970, Cioran décrit ses mésaventures avec l’édition américaine de La chute dans le temps. Un premier projet propose un « falling angel puissamment ailé et portant un vague slip… ». Il dit préférer « à cette imagerie stupide le diable carrément ». Souhait exhaussé. « Le livre parait – et que m’est-il donné de voir sur la couverture ? Un diable gras, une espèce de cochon griffu, pourvu de deux ailerons – enfin quelque chose de si laid et de si inepte que j’en ai été malade – de dégout. » Finalement, Cioran conclut en considérant que cette couverture repoussante a été salutaire car grâce à elle, « il a cessé de s’estimer l’auteur de ce livre ». Conclusion : « Le mieux est de se détacher absolument de ce qu’on fait ».

Cet article, publié dans Journal, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s