Lecture

150414-114158 Quand j’ai appris que Nathalie Quintane avait publié un recueil de textes chez l’éditeur du Comité Invisible, j’ai eu envie d’y aller voir. Et je dois avouer que c’est une relative déception. Relative parce que le livre n’est pas raté. Il y a même plein de passages réussis qu’on a envie de relire tellement ils sont bien envoyés. Et les sujets sont bien choisis. Par exemple, la question des pauvres : comment se les figurer, comment imaginer leur vie et peut-être même comprendre un peu ce qui leur passe par la tête. C’est un « vrai sujet », comme disent les journalistes. Mais il est à peine effleuré. Le problème tient surtout à l’écriture – qui faisait pourtant la force de Tomates. On a l’impression que Nathalie Quintane se focalise complètement sur ses mots, ses phrases. Elle tire sur un fil. On l’entend (presque) se dire : « Si je parle des pauvres et des chips, du paquet de chips vidé jusqu’au bout par une pauvre, je peux facilement faire deux pages ou trois pages sans forcer. » Et comme elle fait dans l’écriture expérimentale, elle essaie d’en faire cinq ou six. Elle y arrive. Mais pendant ce temps-là, le lecteur voit juste l’auteur partir à l’assaut d’une nouvelle page ; il peut apprécier la performance mais c’est dommage pour les pauvres et pour les autres sujets abordés dans ce livre.

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2 commentaires pour Lecture

  1. Shige dit :

    Quntane avec un i, chère amie.

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