Lecture

fini3Toutes les questions que vous vous êtes posées au sujet de Raoul Vaneigem sont traitées en profondeur au cours de ce long entretien. Même les souvenirs d’enfance et de jeunesse s’avèrent passionnants ; au-delà du décor (belge) et des faits relatés (famille, école, etc.), ils racontent la naissance d’une révolte radicale qui ne s’est jamais éteinte, sans pour autant le consumer entièrement. Forcément, on est assez curieux d’en arriver à la rencontre historique. Cela s’est passé dans le petit appartement de Guy Debord et Michèle Bernstein : « Quand je suis arrivé, Debord a ouvert une armoire en disant : « Voilà, y a de quoi faire ! » Il y avait là une quinzaine de bouteilles de vin que nous avons éclusées en peu de temps. »

fini5Alcool coulant à flot, discussions animées, complicité immédiate : « Une haine commune du Vieux Monde nous a réunis dès le départ. Si différentes que fussent nos approches de la critique radicale qui nous animait, il s’est établi entre nous une complicité intellectuelle qui ne devait pas faiblir avant de nombreuses années. Nous partagions une même férocité à l’égard de la société marchande. Elle se nourrissait chez moi des fulgurances de Maldoror. Guy la cultivait plutôt à l’instar du cardinal de Retz. »

Gérard Berréby & Raoul Vaneigem, Rien n’est fini tout commence, Allia

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