Robert Malaval

img06002-200910310023-125Pluie d’étoiles, 1974. Peinture et paillettes sur toile.

J’ai d’abord entendu parler de Malaval après son suicide, par un article de Bizot. Puis, je me souviens d’une exposition vue en 1990, l’année où j’habitais à Laval ; un vernissage étrange peuplé de notables chabroliens discutant marchés publics sans un regard pour les toiles scintillantes qui ouvraient des trouées cosmiques sur le mur. Ensuite, bien plus tard, il y a eu l’exposition au Palais de Tokyo en 2006. On pouvait y voir des œuvres de la période blanche et aussi une série en hommage aux Stones. Depuis, plus rien. Malaval semblait définitivement oublié. Je découvre qu’on se remet à parler de lui à propos d’un livre que j’ai envie de lire parce qu’il parle de ce peintre et également du Paris nocturne de 1976 – année cruciale.

Franck Maubert, Visible la nuit, Fayard

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11 commentaires pour Robert Malaval

  1. Claude dit :

    De Franck Maubert, j’ai aimé le roman (ou roman « vrai ») « Le Dernier modèle » qui raconte la rencontre du narrateur avec celle qui fut la dernière maîtresse de Giacometti. Ce garçon a du style. Il va à l’essentiel. Pas de gras (érudition étalée) et pas de cette novlangue imprégnée du non style des journalistes mainstream dans sa plume.

  2. Claude dit :

    PS: Qui sont ces Chro ?

  3. Claude dit :

    Chronicart, bon sang mais c’est bien sûr ! Je ne connaissais pas le nouvelle (?) formule.

  4. Claude dit :

    J’ai commencé « Visible la nuit » de Franck Maubert. Très bien.

  5. la blanche irlandaise dit :

    Juillet, Boulevard du Régent.

    Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
    L’agréable palais de Jupiter.
    – Je sais que c’est Toi qui, dans ces lieux,
    Mêles ton Bleu presque de Sahara !

    Puis, comme rose et sapin du soleil
    Et liane ont ici leur jeux enclos,
    Cage de la petite veuve !…
    Quelles
    Troupes d’oiseaux, ô iaio, iaio !…

    – Calmes maisons, anciennes passions !
    Kiosque de la Folle par affection.
    Après les fesses des rosiers, balcon
    Ombreux et très bas de la Juliette.

    – La Juliette, ça rappelle l’Henriette,
    Charmante station du chemin de fer,
    Au coeur d’un mont, comme au fond d’un verger
    Où mille diables bleus dansent dans l’air !

    Banc vert où chante au paradis d’orage,
    Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
    Puis, de la salle à manger guyanaise,
    Bavardage des enfants et des cages.

    Fenêtre du duc qui fais que je pense
    Au poison des escargots et du buis
    Qui dort ici-bas au soleil.
    Et puis
    C’est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.

    – Boulevard sans mouvement ni commerce,
    Muet, tout drame et toute comédie,
    Réunion des scènes infinie,
    Je te connais et t’admire en silence.

    Est-elle almée ?…

    Est-elle almée ?… aux premières heures bleues
    Se détruira-t-elle comme les fleurs feues…
    Devant la splendide étendue où l’on sente
    Souffler la ville énormément florissante !

    C’est trop beau ! c’est trop beau ! mais c’est nécessaire
    – Pour la Pêcheuse et la chanson du Corsaire,
    Et aussi puisque les derniers masques crurent
    Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure !

    Juillet 1872.

    Arthur Rimbaud

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