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telexPendant une semaine, j’ai vécu sans connexion. Comme il y avait du soleil sur la station balnéaires, l’odeur de la mer, des choses agréables à regarder (criques, ports, bateaux, etc.), cela ne m’a jamais manqué. Là-bas, j’ai terminé la lecture de Télex n°1. Et oui, les coupures de presse y occupant une grande place, on voit apparaître des noms terriblement datés : Twiggy, Merckx, Mao (vieillard pas mort) = début des seventies. Sur le plan formel, le livre de Jean-Jacques Schuhl offre aussi un voyage dans le temps à l’époque des expérimentations modernistes. Le texte revendique la quête d’une prose neutre, anonyme, sorte de ready made à base de slogans, de marques, d’extraits de notices diverses et de photos de presse décrites en détail. Le montage de ces fragments porte volontairement les traces de sa production : « rendre visible le parcours, la trame, matériellement ». La modernité littéraire débarrassée de ses lourdeurs théoriques, portée avec une élégante désinvolture, c’était pas si mal.

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