Rassam

coupoleLes passages consacrés au milieu du cinéma, qu’il a fréquenté à Paris et à Rome en tant que scénariste, figurent parmi les meilleurs moments du livre de mémoires de James Salter. Comme ce portrait du légendaire producteur.

« La première fois que j’ai rencontré Jean-Pierre Rassam, c’était à Paris, à La Coupole. Il y était toutes les nuits. Un de ses credos était que dans chaque ville il fallait avoir un seul restaurant, ainsi les gens savaient toujours où vous trouver. Pour lui à Paris, c’était La Coupole. Plus tard, à New York, ce fut Elaine’s.

Rassam avait beaucoup d’amis à La Coupole. Avec certains, louvoyant entre les tables, il s’asseyait un bon bout de temps, avec d’autres il échangeait un salut, un mot ou deux. Il était presque toujours seul. Parce qu’il avait rêvé qu’un soir il rencontrerait ici la femme de sa vie, il ne voulait pas être avec quelqu’un d’autre lorsque cela se produirait. En ceci il se trompait : car on est toujours avec quelqu’un d’autre. »

James Salter, Une vie à brûler (traduction : Philippe Garnier)

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