L’arrivée à Malibu

malibu« C’était sur la Côte, la fameuse côte Ouest. Filles aux cheveux fous et aux membres hâlés. Y arriver en voiture durant l’été 1976, venant du désert, la fournaise écrasante et le vide de la route jusqu’à Barstow. Puis fatigué et maculé de chaleur, sur les freeways, traversant Santa Monica et continuant le long de la mer.

La maison avait un jardin faisant face aux collines, avec hibicus et plantes grasses et un unique, énorme palmier, dont on pouvait toucher les feuilles d’un balcon au premier étage. Visible du même endroit, il y avait le coin nu, engageant, d’un terrain de tennis. Silence. Des oiseaux voletaient dans les branchages.

Fraîche brume matinale et bruit des vagues, cris d’enfants dans la rue, frondaisons tombant de toute la hauteur de l’arbre. Malibu. Sable humide sous les pieds dans l’étroit passage qui menait à la plage, les lianes grimpant au-dessus, ruisselantes de soleil.  »

James Salter, Une vie à brûler

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