Guerre des classes (suite)

riches2« Dans une chocolaterie qu’il possède en Italie, le groupe Nestlé a proposé aux salariés de plus de cinquante ans de diminuer leur temps de travail (avec simultanément une baisse de salaire de 25 % à 30 %), en échange de l’embauche d’un de leurs enfants dans cette même entreprise. C’est une position perverse, cruelle. Une incarnation de ce management néolibéral, qui est basé sur le harcèlement, la culpabilisation, la destruction. Notre livre est un cri d’alerte face à ce processus de déshumanisation. On imagine souvent que l’humanité est intemporelle, éternelle. Mais on ne pense pas à la manipulation des cerveaux, à la corruption du langage qui peut corrompre profondément la pensée. Le gouvernement français pratique la novlangue : « flexi-sécurité » pour ne pas parler de précarisation, « partenaires sociaux » au lieu de syndicats ouvriers et patronat, « solidarité conflictuelle ». Le pouvoir socialiste pratique systématiquement une pensée de type oxymorique, qui empêche de penser. Qui nous bloque. » Extrait d’un entretien avec Monique Pinçon-Charlot.

Le livre La violence des riches peut être consulté gratuitement sur le site des éditions Zones

Image : Challenges

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2 commentaires pour Guerre des classes (suite)

  1. booze from their shoes dit :

    quand on a sauté toutes les classes, où se retrouve-t-on ? stuck inside of mobile?

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  2. booze in their shoes dit :

    dingue le pouvoir du machin…

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