A ne rater sous aucun prétexte

P1010652bPassé un très agréable moment dans les salles sombres de l’exposition « L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst » au Musée d’Orsay. L’occasion de voir en vrai le Cauchemar de Füssli, des toiles de Friedrich, des dessins de Hugo, des gravures de Goya et de Kubin. Entre autres. Sans oublier toutes les découvertes, comme ce Paysage montagneux ou cette Route de campagne en hiver au clair de lune.  A la fin du parcours, les artistes surréalistes, la poupée d’Hans Bellmer, les forêts magiques de Max Ernst, et aussi une question posée par Annie Le Brun : « … devant l’évidence que la forêt mentale risque aujourd’hui d’être dévastée comme l’est la forêt amazonienne, devant l’actuelle mise en coupe des jungles du désir et leur marchandisation intensive, se pose la question de savoir si ce «choix du noir», nous l’avons encore.« 

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4 commentaires pour A ne rater sous aucun prétexte

  1. Vinosse dit :

    La lune du second tableau éclaire plein pot…

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  2. journaldejane dit :

    Annie Le Brun, texte complet : « En 1805, Hegel constate : « L’homme qui est cette nuit, ce néant vide qui contient tout dans la simplicité de cette nuit, une richesse de représentations, d’images infiniment multiples dont aucune précisément ne lui vient à l’esprit […] C’est cette nuit qu’on découvre quand on regarde un homme dans les yeux — on plonge son regard dans une nuit qui devient effroyable, c’est la nuit du monde qui s’avance ici à la rencontre de chacun ». Une cinquantaine d’années après, Victor Hugo semble lui répondre, en avançant dans son William Shakespeare : « L’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement. L’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir ».

    Ce « choix du noir », il revient à tous ceux, partis en quête de ce que nous sommes, de l’avoir fait plus ou moins consciemment. Non qu’il y aille seulement de reconnaître l’abîme qui nous fonde mais aussi de l’intuition que cette obscurité est également la source de tout le possible. C’est pourquoi, devant l’évidence que la forêt mentale risque aujourd’hui d’être dévastée comme l’est la forêt amazonienne, devant l’actuelle mise en coupe des jungles du désir et leur marchandisation intensive, se pose la question de savoir si ce « choix du noir », nous l’avons encore. Si la pollution lumineuse gagne chaque jour du terrain — Valéry remarquait déjà en 1935 que « les progrès de l’insomnie sont remarquables et suivent exactement tous les autres progrès — puissent les grandes vagues de nuit évoquées dans cette exposition rappeler à chacun que « comme on fait son rêve, on fait sa vie » (Victor Hugo). » (via Henri Graetz)

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  3. Sophie K. dit :

    Pas pour rien que la couleur des taoïstes est le noir… 😉

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