Debord et moi

debordJe me souviens d’un jour de 1988 où je trainais au rayon librairie du BHV au lieu de m’occuper des courses bricolage. Sur une table, je remarquai une petite pile de ce mince livre gris à la couverture élégante. L’ouvrage venait juste de sortir et personne n’en avait encore dit un mot. Je connaissais le nom de l’auteur et aussi sa réputation sulfureuse (les médias venaient d’en parler, à leur manière, à l’occasion de « l’affaire Lebovici »). Je pris un exemplaire dont je lus fébrilement quelques passages puis courus à la caisse. J’ai dû commencer à le lire dans l’escalator, continuer sur le trottoir et le finir dans le métro en ratant des stations. Je me souviens que par la suite, je m’étais dit – avec une naïveté qui aujourd’hui m’effraie – qu’il suffisait de diffuser largement cette critique imparable pour stopper net l’emprise de l’illusion spectaculaire.

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2 commentaires pour Debord et moi

  1. Sophie K. dit :

    Je me l’étais dit aussi, sans voir l’épouvantable pot de glu, de renversements des valeurs et de sens brouillé dans lequel on entrait…

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