Souvenirs de la presqu’île

L’image de la voiture roulant vers la mer s’accompagne de sensations étonnamment précises. Certains souvenirs de vacances sont indissociables de la lecture de mon premier Gracq, La Presqu’île. J’avais acheté le livre dans une petite ville balnéaire au sud de Quimper, où Gracq avait enseigné au lycée (sous son vrai nom, Louis Poirier). Rarement un livre aura entretenu une telle osmose avec ce que je vivais au moment de sa lecture. Il faisait assez beau, nous étions un peu hors saison et lors des promenades, je retrouvais les décors décrits dans le livre avec tant de précision. Inversement, le texte de Gracq m’incitait à accorder une attentions particulière aux détails et aux ambiances. Je ne peux plus aujourd’hui distinguer les souvenirs vécus à ce moment-là et ceux qui n’existent que sur le papier (découpé à la main) des éditions Corti.

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