Lecture

L’art était en danger. Georges Grosz et ses amis avaient vu juste, hélas. Le regard lucide qu’ils portent sur l’évolution de l’art moderne dans la société bourgeoise des années 20 est d’une justesse implacable. Présentation du livre en sept minutes par Jacques Munier (que j’écoute en buvant mon café les matins où je me lève tôt).

« La « CULTURE » a toujours compté au nombre des boucliers de la bourgeoisie – et de la petite-bourgeoisie qui lui est dévouée cuir et poils – contre le prolétariat rebelle. Une vieille stratégie du bourgeois ! Au milieu de cette civilisation qui sombre avec lui dans la boue et la fange, il y a « l’Art » ». Georges Grosz & John Heartfield, La canaille de l’art

le site des éditions Allia

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5 commentaires pour Lecture

  1. jean songe dit :

    si ça peut aider à ne pas répéter Dada & à trouver d’autres voies…

  2. Daniel Duret dit :

    Les œuvres de Grosz se monnayent au moins autant que de vieux Rubens percés de trous…

    Si les nazis avaient su, au lieu de piquer les tableaux des juifs et piller les musées, ils auraient mis en caisses les peintures et dessins de Grosz, ils auraient autant gagné…

    Mais voilà… savoir qui a raison sur le moment en matière d’art, qui ou quoi lui donne sa valeur intemporelle… pas facile ! Pinault par exemple, sait-il si ses homards géants passeront à la postérité ? Est-ce un art bourgeois ? Purement spéculatif ? Révolutionnaire ?

    Est à l’art de remplir cette fonction ?

    Hein ?

    • journaldejane dit :

      Les nazis ont accroché les œuvres de Grosz au musée de l’art dégénéré (l’expo fit un tabac dans le genre « humour »).

      • Daniel Duret dit :

        Les nazis, comme tous les extrémistes imbéciles, n’étaient intéressés que de la valeur des objets d’art, surtout ceux reconnus… Les autres pour eux, étaient comme une agression. Sans parler bien sûr de ceux qui s’en prenaient ouvertement à leur idéologie.

  3. Daniel Duret dit :

    Tiens, j’y pense: en la matière ces brutes n’aimaient que le monumental. Aujourd’hui, dans l’art contemporain, ils trouveraient leur bonheur. Vu que d’objets insignifiants transformés en monstres, certains trouvent à baver devant. Comme cet homard de plusieurs mètres dans les salons du Louvre!

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