Bob Dylan et le cinéma (1)

Disons-le franco, la lecture de ce petit livre est particulièrement jouissive. A en juger d’après les dates de parution, Skorecki a défendu dans différents supports de presse (Cahiers du cinéma, Rolling Stone, Playboy), avec une constance qui force le respect, quelques jugements bien tranchés au sujet de Dylan et de ses rapports avec le cinéma. Le Dylan acteur se résume surtout à Pat Garrett et Billy the Kid , « western  mal fichu » où Dylan crève l’écran lors d’une furtive apparition dans un rôle de figurant fantôme. Dire que cette « apparition spectrale » est à la hauteur de celles d’Eastwood est à peine excessif. Je vous laisse juger. A propos du Dylan acteur, on ne peut pas complètement laisser de côté Don’t Look Back, film documentaire, certes, mais où Dylan se met en scène lui-même devant l’objectif dans une sorte de happening longue durée. Dans certaines séquences, on n’est pas très loin des films que tournait Warhol à la Factory à la même époque.

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Un commentaire pour Bob Dylan et le cinéma (1)

  1. journaldejane dit :

    Ah oui, j’ai oublié de raconter un truc qui est expliqué dans le livre et qui donne tout son sel à la scène. Kris Kristofferson, qui a démarré tard dans le chanson, vénérait Dylan qui l’avait employé à « vider les cendriers » pendant les sessions Blonde on Blonde. Et là, les rôles sont inversés. Ce qui donne un décalage assez marrant (enfin, je trouve).

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