« le procès-verbal est un genre littéraire en soi »

« C’est une grammaire, une syntaxe particulière. Il y a cette sécheresse du mot, parfois un côté désuet, ou roublard, toujours une bataille psychologique entre quelqu’un qui interroge et un interrogé. En l’espèce, il y a de véritables moments de bravoure. Et sur le fond, reproduire ces PV est une façon de s’interroger : à quoi ça rime de publier chaque jour des articles avec trois bouts de PV ? Regardons la question posée avant, celle d’après. Regardons le contexte. Regardons comment cette parole est recueillie. C’est valable pour pratiquement toutes les affaires : la parole est recueillie dans des conditions exécrables, justement pas « objectives » du tout ! Or, la presse, pour des raisons de place, va à l’essentiel, c’est-à-dire à la petite phrase, l’aveu, extorqué ou non, la citation idéale, et écarte tout le reste. » David Dufresne à propos de son livre sur l’affaire d’État dite de Tarnac (entretien à lire ici)

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