Incipit 3

« The first time I laid eyes on Terry Lennox he was drunk in a Rolls-Royce Silver Wraith outside the terrace of The Dancers. The parking lot attendant had brought the car out and he was still holding the door open because Terry Lennox’s left foot was still dangling outside, as if he had forgotten he had one. He had a young-looking face but his hair was bone white. You could tell by his eyes that he was plastered to the hairline, but otherwise he looked like any other nice young guy in a dinner jacket who had been spending too much money in a joint that exists for that purpose and for no other. »

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12 commentaires pour Incipit 3

  1. Sophie K. dit :

    « Sur un air de navaja », donc, chez nous. Quel titrage étonnant, tellement moins poétique, quoique dans la grande tradition du polar français de l’époque (ah, tous ces titres épatants que je relis parfois dans les gardes des « Poche Noire » de Gallimard, et ce par pur plaisir). Il fallait sans doute faire un lien avec d’autres oeuvres, comme le très chouette « Touchez pas au grisbi » de Becker, sorti en salles la même année (1954) que la parution traduite de ce roman).
    Je l’ai lu il y a longtemps, je le relirai.

  2. Sophie K. dit :

    Haha ! Maintenant oui, mais à l’époque, on nageait avec délices dans la prose gouailleuse de Simonin et d’Audiard. (Note que « Le grand au revoir » est quand même un titre plus chouette en anglais qu’en français, bizarrement.)

  3. Sophie K. dit :

    J’arrête pas de dire « chouette ». Ça aussi, c’est daté… 😀

  4. Je ne sais plus trop à quel endroit de votre site, j’avais aperçu une couverture d’un bouquin de Jim Thompson, pour lequel j’ai beaucoup plus de respect que pour Chandler (là je vais m’attirer des foudres !). Thompson avait un « énorme côté » paumé et tellement plus authentique, ce que Chandler n’a jamais eu, et qui sied si bien au roman noir. Que tous les fans de Chandler me pardonnent, mais en littérature j’ai toujours préféré les « grands écorchés de la vie », dont Thompson (entre bien d’autres).
    Melmoth (again).

    • journaldejane dit :

      C’est incontestable, Thompson est plus radical dans le noir (Tellement que, parfois, c’est un peu too much pour moi). Pas un personnage à sauver, pas la moindre étincelle de lumière à l’horizon. A côté, Chandler fait figure de romantique désenchanté.

  5. P.S. de Melmoth : j’a cliqué sur « This isn’t happiness » et j’ai j’ai trouvé çà super. It really isn’t happiness, but it’s what you get for trying to find it…
    Melmoth

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