La parole est à Raoul Vaneigem

« De fait, jamais la servitude volontaire n’a été aussi grande. Les mafias affairistes tirent profit de cette peur viscérale qu’elles entretiennent et qui courbe les foules comme si elles étaient sous le feu d’une troupe imaginaire. Il existe pourtant des collectivités, des initiatives individuelles qui attestent la présence de forces créatrices, mais l’information à la solde des intérêts boutiquiers les étouffe sous sa chape de silence. » (source Shigepekin)

Plein d’images des occupy sur le site de Lee Ranaldo, guitariste du groupe Sonic Youth.

Et encore un entretien avec Raoul Vaneigem, pour approfondir…

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7 commentaires pour La parole est à Raoul Vaneigem

  1. CurrrziO dit :

    c’est très fort, très juste ce que dit vaneigem.

  2. journaldejane dit :

    « rien n’empêchera la pensée radicale de progresser et de miner souterrainement le spectacle où la misère existentielle est érigée en vertu »
    Oui, c’est puissant. Sans jamais verser dans le désespoir ou la résignation, avec une confiance inaltérable dans la puissance libératrice de l’esprit – et aucune indignation 😉

  3. Sophie K. dit :

    Miam. Merci Jane, tu me redonnes la pêche, notamment avec Raoul. 🙂

  4. Zoë Lucider dit :

    J’ai toujours aimé Raoul, il est le seul guide spirituel que je reconnaisse.

  5. Strato Cumulus dit :

    J’ai vraiment du mal avec ce discours. Je regardais la vidéo de Tina Turner postée plus bas. J’ai adoré. Mais si je le suis ce discours – ou plutôt ce raisonnement – n’était-ce pas aussi une façon d’adhérer à cette « servitude volontaire », une façon comme une autre de me boucher les oreilles avec du « spectacle » ?

  6. journaldejane dit :

    On peut dire que l’énergie vitale portée par la (bonne) musique peut nous aider, dans ce contexte de misère existentielle, à nous rebrancher sur notre propre énergie. La Soul a ce pouvoir, quasi magique. Bien sûr, en arrière plan il y a le commerce, le marketing, la marchandise, et le reste. Quant à Raoul V., il est plus cool que Debord ou Adorno, qui disait que s’amuser, c’est acquiescer (à l’ordre bourgeois).

  7. Strato Cumulus dit :

    La révolte n’est qu’une réaction, ou une réaction contre la réaction. Mais c’est dans l’ordre des choses de se retourner contre l’ordre des choses. On retrouve les mêmes rouages, je dirais presque les mêmes ficelles, d’un côté ou de l’autre de la barricade. S’il y a servitude (volontaire ou non), n’est-elle plutôt dans cette injonction à choisir son camp ? Je trouve entre parenthèse que Brassens résume très bien tout ça dans ce qu’il aurait pu appeler, s’il avait été philosophe, « le recours au balcon ».

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