En lecture

Moins barré que Pynchon, moins cruel que Salter. Peut-être pas le chef-d’œuvre de la littérature américaine annoncé en une de Time Magazine et de Libération, mais exactement le genre de roman que j’aime retrouver le soir pour tout oublier avant de m’endormir – comme d’autres se mettent devant une série télé ou un film. C’est agréablement écrit, avec plein de notations particulièrement bien observées qui vous aident à distancier vos propres galères quotidiennes. Bref, conseillé par la maison.

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5 commentaires pour En lecture

  1. Sophie K. dit :

    Je préfère de loin ta critique aux envolées des officiels… Du coup, je vais me l’acheter. Et toc.

  2. journaldejane dit :

    Tu peux y aller, c’est sans risque. Je crois me souvenir que dans une interview, Franzen expliquait que les romans étaient aujourd’hui concurrencés par les séries tv, les films, etc. et que son travail d’écrivain consistait à faire en sorte que le lecteur ne s’ennuie pas. En ce sens, j’ai le sentiment qu’il a atteint son objectif.

  3. jean songe dit :

    Perso, j’insiste sur « Bienvenue à Oakland » ( Fayard ) de Eric Miles Williamson. Ce bouquin m’a réconcilié avec la lecture ( & l’écriture ). Porté par une rage terrible ( le style est branché sur les nerfs & la moelle épinière ), & une envie de (sur)vivre toute aussi terrible, il raconte le quotidien des prolos blancs d’Oakland, poubelle de San-Francisco ( & le narrateur vit dans un camion-poubelle ). Malgré quelques bizarreries de traduction ( une obstination à appeler les bonnefemmes « coche » – je sais pas où ce mot a été pêché… ), c’est beau ( entre autres des pages magnifiques sur le jazz ) et tragique ( les mecs en chient ), et on rigole aussi beaucoup ( et pas politiquement correct du tout ).
    Extrait: « Un jour que javais le moral à zéro, j’ai demandé à Duke pourquoi il ne s’était pas tout simplement tiré une balle dans la tête. Duke a éclaté d’un gros rire qui lui venait du cœur. Je l’ai regardé d’un air ébahi.
    – Parce que, il a dit comme s’il répondait à la question la plus simple du monde, parce que je veux savoir ce que l’avenir me réserve. »

  4. Georges dit :

    Pour la « rentrée littéraire » de septembre, je n’ai rien trouvé de mieux que « les instructions » d’Adam Levin, que je suis en train de terminer.

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