« La hardie manœuvre de Hammett »

« Je méprise l’Art contemporain qui arrive après le mort historique de l’Art et en est réduit à se présenter comme nouveau quand il répète lourdement Dada ou les quelques trouvailles du surréalisme.  »

« Le choix que j’ai fait de pratiquer l’art industriel, de publier dans l’industrie du divertissement, découle normalement d’une conviction (l’histoire de l’Art est finie) et d’une espérance (ne pourrait-on répéter la hardie manœuvre de Hammett, Orwell, Dick, et porter la contestation dans les  banlieues de l’esprit ?). Quoi qu’il en soit, parlant d’art industriel, je souhaitais manœuvrer comme un Hammett. Mais j’étais un cavalier plus maladroit, et la situation était plus propice à la récupération par la culture (au sens de Jack Lang). »

Jean-Patrick Manchette, Le Jour, juillet-août 1993, entretien avec Yannick Bourg

Soul sisters and soul brothers ! Vous avez sept jours pour revoir encore et encore Aretha Franklin and the Sweet Inspirations live in Amsterdam en 1968 avec un gros avantage sur le public dans la salle : la possibilité de vous lever pour danser devant votre ordinateur.

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3 commentaires pour « La hardie manœuvre de Hammett »

  1. Bouvachon Nicolas dit :

    Vraiment super le concert d’Aretha Franklin ! Merci beaucoup…

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  2. claude dit :

    Quelle claque ! Bon dieu, j’aurais aimé être dans la salle. Ce concert extraordinaire – et plutôt bon enfant, le service d’ordre improvisé était un peu débordé par l’enthousiasme des jeunes gens d’Amsterdam qui avaient visiblement besoin de danser* – confirme ce que je crois depuis « toujours »: la soul est l’une des plus belles musiques du monde. J’avais pas trop le moral en me collant devant le poste l’autre soir, mais après quelques mesures d’Aretha Lady Soul Franklin et son band, j’avais oublié la médiocrité locale et la mienne, le manque de perspectives et l’état dépressif qui englue ma ville. S’ils ont d’autres perles dans le genre, qu’ils n’hésitent pas à les programmer. C’est bon pour ce que j’ai.

    * Chaque fois que je vais dans mon sanctuaire hollandais, j’en ramène des disques de soul et de rythm’n’blues de haute époque (1965-1969: les quatre années de l’âge d’or avant le funk et la disco). Amsterdam recevait quasiment en même temps que Londres les nouveautés d’outre-Atlantique, ça explique les réserves d’albums anciens chez les disquaires de la ville. Amsterdam aime la soul.

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    • journaldejane dit :

      Ouais, la soul, c’est le dernier recours, le truc qui ranime le feu même quand on a oublié qu’il était éteint 😉 Cette ferveur communicative qui s’empare des corps est particulièrement cinématographique, je trouve.

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