Tout l’univers

Les centrales nucléaires françaises sont de conception beaucoup plus fiable que les centrales japonaises : Faux

 

Les centrales françaises comme les centrales japonaises sont pour la plupart des centrales à eau légère. Si les unes sont à eau pressurisée et les autres à eau bouillante, rien ne les différencie significativement en matière de conception et le double circuit permettant de récupérer les calories dans les centrales françaises ne les met nullement à l’abri d’un événement du type de celui subi actuellement à la centrale de Fukushima. Les deux types de centrales répondent d’ailleurs aux mêmes normes internationales de sécurité.

Stopper le nucléaire reviendrait à relancer la production d’énergie  carbonée, émettrice de CO2 : Faux

Le Conseil européen pour les énergies renouvelables a publié en 2010 une étude montrant que nous pourrions couvrir 100 % de nos besoins avec des énergies renouvelables dès 2050. De nombreuses études internationales font le même constat. Le problème n’est donc pas technique mais économique.

Les conditions japonaises (tremblement de terre, tsunami) sont exceptionnelles, de telles conditions ne peuvent arriver en France : Faux

Les centrales nucléaires sont dimensionnées en fonction des caractéristiques sismiques de chaque site. Ce qui est en cause à Fukushima, ce n’est pas le niveau absolu de protection de la centrale mais l’erreur d’appréciation entre le niveau de protection et celui du risque encouru (en l’occurrence une vague de 13 mètres pour une protection de 10). La même  erreur s’est produite en 1999 sur la centrale du Blayais en Gironde. Ce sont donc les marges de tolérance aux risques encourus qui sont insuffisantes et celles-ci sont hélas universelles à travers le monde.

Décontamination complète, c’est par ici.

Image : BibliOdyssey (via Shige)

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2 commentaires pour Tout l’univers

  1. Claude dit :

    A propos de l’énergie atomique comme enjeu politico-financier et stratégique de première importance depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, je vous conseille la somme d’une jeune femme courageuse qui s’est lancée il y a quelques années dans des recherches sensibles. Au final et après des galères, des déprimes et plusieurs tentatives de lobby atomique de la faire renoncer à son projet, elle a réussi à sortir un pavé: Affaires atomiques. Pour publier ce livre dérangeant, le jeune éditeur Laurent Beccaria a créé une maison – Les Arènes – et a soutenu moralement et financièrement la chercheuses. Le plus incroyable est que Dominique Lorentz n’a utilisé que des sources ouvertes. Pour cela, un immense travail dans les archives de journaux, à la bibliothèque nationale et autres sources fut nécessaire. Une fois synthétisée cette masse d’informations a fait peur à l’Etat et à l’industrie nucléaire. Un livre remarquable.

  2. Claude dit :

    PS: Dominique Lorentz, Affaires atomiques éditions Les Arènes, 2001.
    (Un doc’ a été tiré de ses recherches.)

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