Le sentiment d’avoir les boules

Écrire en ayant les boules, sans pour autant reprendre le grand style à la Debord – qui est également le style adopté par  Coupat dans son texte sur les encagoulés du petit matin, les voitures lancées à grande vitesse -, c’est le challenge littéraire que s’est fixé Natalie Quintane. Peut-on inventer une écriture des boules, contemporaines de l’écriture du livre (2009) ? La réponse est oui. En lisant Tomates, on passe par plusieurs états : la jubilation que provoque toujours le fait de trouver dans un livre quelqu’un qui met des mots sur vos boules ; l’exitation que suscite la réactivation des boules par l’écriture-boules elle-même (soutenue par un solide refus de tous les No Escape convenus) ; enfin, la satisfaction esthétique que ne manque pas de provoquer la réussite littéraire d’un livre entièrement consacré au fait d’avoir les boules. La forme est libre et cependant rigoureuse, novatrice sans jamais être gonflante – comme il peut arriver parfois aux écrivains de cette écurie (P.O.L.). On apprécie l’appareil de notes qui permet de creuser, selon le principe du lien, un texte de Blanqui ou la fiche wiki du village de Tarnac.

Au fait : happy xmas !

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Un commentaire pour Le sentiment d’avoir les boules

  1. Anonyme dit :

    never mind

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