Pauvre Lennon

Il s’en serait fallu d’assez peu pour qu’il devienne un rocker aimable, au lieu d’un paumé gâchant son talent à pondre des chansons sans intérêt. Il avait pourtant les bonnes racines, comme le prouvent les photos de jeunesse sur fond de mur de briques prolétarien. Le problème, c’est qu’il s’est trouvé prisonnier d’un groupe de mecs qui avaient complètement oublié le rock en cours de route (ne parlons même pas du blues) pour évoluer vers les harmonies pop et les arrangements chiadés en studio. C’est le mot « évoluer » qui est important. Quand il était à New York en 76, il parait que Lennon a toujours refusé d’aller voir jouer les Ramones et les autres au Max’s Kansas City. Il disait qu’il avait « déjà vécu tout ça à Hambourg » et qu’il ne voulait pas « retourner en arrière ». Il pensait avoir « dépassé » le rock. C’est à cause de ce darwinisme déplacé qu’il n’a jamais réussi à pondre un bon disque – excepté le spectorien Rock n’ Roll (que Yoko l’obligea à renier).

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