Film mythique

Il s’agit du film Les Idoles de Marc’O (64), avec Kalfon, Ogier et Clementi, tous jeunes et super beaux. Le propos ? Une mise à jour de l’aliénation spectaculaire à travers l’observation du phénomène yéyé. Les chansons (dont Marc’O a écrit les textes) sont des détournements situationnistes corrosifs, tout comme le jeu des acteurs qui caricature la gestuelle des vedettes face à leur public. Tout le monde est bien sapé (en mods) et il y a de belles couleurs. Montage : Jean Eustache. C’est incroyable, d’avoir ce film à notre disposition.

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5 commentaires pour Film mythique

  1. René Claude dit :

    Je suis moins enthousiaste chère Jane. J’ai trouvé le film terriblement daté limite limite nanar. J’ai pensé que Kalfon – quand il n’est pas dans le registre du surjeu pénible – n’avait pas eu la carrière que ses talents auraient du lui assurer… Question de choix de vie sans doute. En revanche certains looks sont très bien comme celui de Clémenti en pré-punk.

    • journaldejane dit :

      Oui, le film est très « historique », c’est une trace d’une certaine avant-garde parisienne des années 60. En ce sens, c’est ultra-daté. Le côté ringard est voulu, puisque cela se veut une dénonciation. Et c’est peut-être là que ça coince. Cet humour lourdement satirique n’a plus vraiment cours.

  2. René Claude dit :

    C’est le problème récurrent du pop/rock made in France depuis 50 ans. Il y a souvent un aspect caricatural pas forcément voulu qui date ces productions.
    Avec quelques amis suisses francophones et franco-suisses, on comprend mal pourquoi les créateurs français n’exploitent pas davantage les formidables ressources et les trésors du cinéma, de la chanson, de la littérature et des arts visuels jusqu’aux 60’s au lieu de vouloir copier les anglo-saxons qui auront toujours l’avantage des originaux. Car aux notables exceptions de Metal Urbain (et encore, pas tous les titres), Taxi Girl et Daniel Darc, Alain Bashung, JL Murat, ces trois-là ayant réussi l’alliage délicat écriture française + bases blues-rock-pop, et bien sûr le grand Serge G., si on est sincères, on garde qui depuis 30 ans ?

    • journaldejane dit :

      C’est vrai. Ceci dit, je me demande si cette dimension ne fait pas le charme (discret) du rocker français, toujours condamné à la caricature ringarde (je pense aux Variations, à Higelin…) Bashung avait génialement intégré cette ringardise dans son chant. Le single de Dutronc, « Merde in France » résume tout.

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